Départ à 07h00 du mouillage accompagné du coucher de la lune conjoint au lever du soleil. Le départ est discret (nous devions partir officiellement la veille).. Un petit pêcheur nous souhaite bonne route et c’est parti pour une semaine de navigation. Les vents annoncés sont forts ( 25 à 30 nœuds), on choisit une route indirecte pour les éviter un peu ainsi que les pirates.. On aura malgré tout 25 à 35 nœuds pendant six jours et une forte houle ( 4 à 5 mètres à sommet déferlant).
Navigation assez fatiguante parfois, une bonite pêchée vient nous réconforter de ses sushis. Quelques dauphins nous font bénéficier de leurs acrobaties aériennes.. Pas mal de plats et de verres renversés. Le café à l’eau de mer par erreur n’est pas une réussite. Aucun bateau croisé pendant 5 jours malgré la surveillance continue ce qui est un peu étonnant vu notre destination qui draine 5% du trafic mondial sur un canal de 30m de large. Ce n’est que quelques heures avant l’arrivée que l’on croisera notre premier cargo.. On accélère un peu l’allure la dernière nuit pour arriver de jour à Panama.. Une grosse tortue vient nous souhaiter la bienvenue à l’entrée du canal, on se faufile à travers les porte-containers pour jeter l’ancre au mouillage parmi une vingtaine d’autres voiliers. On débarque dans un petit no man’s land entre grue, végétation abondante, containers, vautours, poubelles, chats borgnes.. On prend quand même une bière (panama cerveza) et soirée crêpes au bateau.
Le 29 janvier :
12 heures de sommeil avec oubli du réveil pour faire les formalités.. Heureusement Roberto nous prend en charge à l’arrivée au ponton des annexes ( après nous avoir déchargé gentiment de deux dollars pour le droit d’amarrage quotidien !!). Journée dans la voiture tuning de Roberto à travers Colon pour les démarches administratives de traversée du canal :
- immigration
- douane
- obtention du cruising permit pour naviguer dans les eaux panaméennes.
- visa avec photos sur fond bleu (disponible uniquement à la papeterie du petit chinois en face [certainement milliardaire]).
- prise de rendez-vous avec le mesureur.
- location des amarres et des pneus de protection de la coque.
Petite frayeur de Roberto qui remarque deux blacks qui nous suivent dans nos démarches.. Il faut dire que les rues de colon ne sont pas les plus sûres ( à priori les plus dangereuses du Panama) et l’ambiance est un peu glauque.. On s’en sort avec une feinte en voiture et démarrage sur les chapeaux de roues à la James Bond.
On s’offre un déjeuner au restaurant de la marina avec 20 dollars trouvés par terre.
On fait la connaissance de Patrick, un français de Marseille qui passe le canal avant nous.
Le 30 janvier :
On attend le mesureur en bricolant.. Arrivée impressionnante du mesureur déposé sur le bateau par un remorqueur dont la proue s’arrête à 4 cm de la coque du bateau. 3 minutes de mesure et une heure et quart de papier. Puis c’est l’étape douloureuse de la banque qui nous prendra 2 heures, le temps que tout le personnel successif ait fini de déjeuner. 600 dollars plus tard, nous avons la date de notre passage, ce sera le 6 février après le carnaval de Panama.
Patrick nous propose de l’aider le lendemain à traverser son propre bateau ( 4 adultes en plus du barreur sont obligatoires à bord pour jouer les handliners) et nous présente Maud et Cédric, deux français de 28 ans qui naviguent depuis deux ans et demi entre Bonaire, les Aves et les San Blas sur leur « Pourkoi pas ? » et qui seront également de l’équipée. On accepte pour se faire un peu la main avant notre propre traversée.
Le 31 janvier :
Journée coup de fil et réparation en attendant 17h, heure des arrivées des pilotes sur les bateaux transitant, il y a un pilote du canal sur chaque bateau. Celui du bateau de Patrick ( « la casa delmarre » il faut dire que lui et sa femme ont quatre enfants à bord de leur cata de 13,5m) arrive tranquillement à 18h30. Le passage des écluses ascendantes prends 2h avant l arrivée au lac Gatún où les bateaux passent la nuit. Le rôle des quatre hand liners obligatoires consiste en fait à réceptionner les toulines envoyés par les employés du canal, y attacher nos haussières et régler ensuite leur longueur au fur et a mesure que l eau descend ou monte.
Le lendemain, le pilote arrive également en retard pour le passage des écluses descendantes. La navigation de 3h dans le lac Gatún nous permet d’apercevoir quelques alligators et les travaux d agrandissements…
Arrivée à Panama vers 13H, nous repartons avec Maud après le déjeuner en bus première classe ( film avec Steven Segall en espagnol au programme). Arrivée sain et sauf colon vers 16h30.. A nous de préparer à présent notre passage, heureux d’avoir eu un aperçu de la chose auparavant.
La semaine qui suit est dédié aux courses, internet, machines à laver et recherche d’un hand liner ( maud et cédric ayant accepté de faire les deux premiers). Béné fait du social malgré ses réticences avec les français et tahitiens des cata convoyés, qui nous permet de trouver notre dernier handliner manquant. Rencontre et apéro avec martin et gaelle, francais bretons de 23ans sur leur arpège, dont le projet est d’ouvrir une creperie au panama ( ah ces bretons !).
Le jour prévu, après récupération de nos handliners, des pneus et des haussières, le pilote arrive avec seulement 1H15 de retard et c’est le départ..
Les écluses de nuit se passe bien, à couple avec un anglais, avec une petite frayeur a la première écluses ( fort courant). Après la nuit au lac Gatun, ce sont les écluses descendantes et l’arrivée dans le pacifique fêté au champagne (espagnol). On mouille a flamenco bay gigantesque panorama sur les gratte-ciel de la cité et sur les abrutis américains dans leur speed boat préparant les scènes du prochain James Bond (scoop) .
La semaine à Panama sera consacrée à l’approvisionnement, à la récupération de guides et de cartes du pacifiques et aux nombreux apéros sur les bateaux voisins.. Au matin du 14 février, sur le départ, béné contaste que le convertisseur ne marche plus ( nécessaire au fonctionnement des PC et des rechargeurs de batteries. Coincidence heureuse, anne et olivier, un couple français vient nous saluer et proposer de nous déposer à terre sans avoir a remettre l’annexe à l’eau. Direction notre magasin préféré « japan’s electronic » et retour dans l’annexe d’un vagabond des mers allemand barbu et chevelu dans un bric brac crasseux. Apéro avec anne et olivier qui nous font découvrir un nouveau logiciel météo qui s’avèrera indispensable.
mercredi 13 février 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

1 commentaire:
Premier commentaire sur le blog ?
Merciiii pour ces quelques posts qui nous font partir un peu avec vous... le temps d'une lecture au moins.
biz from la froititude, la mornitude, la lassitude parisienne !
Enregistrer un commentaire