dimanche 27 avril 2008

Marquises : UA - HUKA

27 avril, arrivée à l’île de UA-HUKA dans la baie de Hané, de nuit à la suite de guillaume et joanna. Le débarquement y est sportif également et nous ferons annexe commune de nombreuses fois pour rallier les forces des pagayes et de la course contre les vagues.. Nombreux fous rire, nous sommes prets pour un championnat de bobsleigh..
A pied jusqu’au village de la baie suivante HOKATU mais c’est dimanche, il n y a quasiment personne dehors. Un peu de cheval en passant…Rencontre des jeunes du village de Hané où nous sommes mouillés ainsi que de Paule et Romain, jeunes voyageurs terrestres et nous passons la soirée tous ensemble autour d’un bon feu de bois sur la plage au rythme des guitares et des ukulélés..
Du stop pour Vaipae, village suivant où nous visitons le musée ethnologique et le centre artisanal, ballade dans le village et rencontre de Venance : THE sculpteur de ukulélé des marquises chez qui béné craque pour un modèle qu’il accepte de modifier un peu. Visite des hauteurs et des grottes surplombant la vallée. Cette île est différente, aride.. La terre est rouge et tous les chevaux et chèvres sauvages accentuent les airs de grand canyons : c’est grandiose. Nous quittons l’île avec regret, un rendez vous avec gilles à NUKU HIVA nous pousse à partir..

Fabrication du lait de coco pendant la traversée.. Râper la chaire finement puis la presser dans un linge propre..

vendredi 25 avril 2008

Marquises: HIVA-OA mouillage de PUAMAU

Seul au mouillage...
Nous n’avons pas barré une seule minute grace à Gilles qui nous a refait quelques soudures du circuits qui était bien oxydé ! La navigation redevient un plaisir…Nous tenions à faire ce mouillage avant de quitter le sud des marquises pour visiter le site archéologique très réputé de ce village. Mais le débarquement se fait sur la plage parmi les déferlantes et nous nous loupons lamentablement : nous regagnons la plage trempés et ensablés après un très joli 360 en annexe dans les vagues.. Pas de témoins heureusement. Le site est très instructifs avec des panneaux explicatifs et quelques raretés comme le fameux tiki couché. Le temps d’assister à une partie de bingo endiablé entre les femmes du village ( 400 cfp la mise de base) et nous repartons, poussés par quelques marquisiens pour nous aider à franchir la barre de vagues : nous n’aurions pas pu partir aussi dignement sans eux .

mardi 15 avril 2008

Marquises: FATU-IVA

Arrivée dans la baie des v(i)erges, première version donnée par les premiers marins débarqués, la seconde par les missionnaires à la vue des pics de basaltes entourant la baie. Nous vous laissons juges d’après photos. Verticalité impressionnantes, les paysages sont grandioses.

Les gens nous réservent un accueil très chaleureux et très interéssés par les échanges de nos affaires de pêches et de navigation contre des sculptures ou des fruits. Nous faisons donc les pleins. Nous y retrouvons des connaissances de HIVA OA : gilles notre suisse solitaire, isabelle et arnaud et leur petit Titouan de 6 mois ainsi que Guillaume et joanna. Pas mal de randonnées avec les uns et les autres, à la recherche des cascades sauvages. Grande journée de visite à OMOA village voisin où Manava et nina, sa mère nous invite à manger « local » chez elles avec démonstration de tapa à la clé ( écorce battue et peinte). Beaucoup de visite chez les sculpteurs de tikis, de masques, de pagayes et de casse-tête ( au premier sens du terme). Très beaux points de vue au retour, 3 heures de marche.

Rencontre de Nadia, auxilliaire de soin qui nous explique la prise en charge médicale de l’île, le dispensaire n’est pas très bien équipé, peu de médicaments, le médecin passe tous les deux mois.. Elle en profite pour demander quelques conseils au médecin-capitaine.

Nous assistons également à la messe avec ses chants magnifiques à la guitare et aux ukulélés, tout le monde est sur son 31. Le prêtre vient nous parler à la fin, on n’arrive pas à déterminer s’il essaie de nous dissuader de prendre de la PAKALOLO ( de l’herbe) ou de nous en vendre.
La fête de l’école a lieu pendant notre séjour : démonstration de danses des petits et sketchs des mamans puis soirée musicale marquisiens/plaisanciers où chacun apporte son instrument pour un gigantesque orchestre un peu anecdotique : guitare, ukulélé, saxo, harmonica, clavier et violon…
Un peu de mal à quitter cette île où les habitants sont si accueillants.

samedi 12 avril 2008

Marquises: TAHUATA

12 avril, c’est le départ pour TAHUATA, une île voisine.

Le premier mouillage est une plage de sable fin, l’eau est claire et nous permet de nettoyer la coque ( les coquillages nous faisaient perdre 1,5 nœuds).

Le second mouillage à HAPATONI avec l’ARANUI III ( bateau voyageur/fret reliant les marquises à Tahiti) où nous avons droit à la fête qui accompagne son passage dans le village.
Danses et Hakas maginifiques des hommes et des femmes confondus, accompagnés de guitares, de ukulélés et de percussions ainsi que l’exposition de leurs œuvres de sculpture sur nacre et dents de cachalots. Benoit refuse les invitations du réré ( dernier fils élevé comme une fille si la famille n’en a pas) à jouer au volley avec lui. On fait la connaissance de Cédric, sculpteur marquisien de génie et champion de Va’a ( pirogue locale).Très bons moments passés avec greg et bunny de « willow » ainsi que Jason, jeunes voileux américains fort sympathiques.

mardi 1 avril 2008

Marquises: HIVA-OA

Arrivée au mouillage de Atuona sur HIVA OA au petit jour du premier avril.

L’odeur de la terre est vive et le lever de soleil spectaculaire. La baie des traîtres : les montagnes sont vertigineuses et tombent à pic dans l’océan , le tout tapissé d’une végétation luxuriante d’un vert tropical éclatant. L’eau n’est pas très claire et foisonne de requins, bref, les baignades attendront les tuamutus. Beaucoup de bateaux au mouillage, mais nous trouvons une petite place, puis nous débraquons au village où nous sommes invités au banquet du nouveau maire. Directement dans l’ambiance : POE POE, poisson cru coco, salade tahitienne… Nous faisons également les démarches d’entrée.
Visite des musées Gauguin ( ce sont de plus ou moins bonnes copies) et Brel ainsi que leur tombe au cimetière voisin.

Beaucoup de randonnées pour tenter de dénicher les sites archéologiques mais les indications sont très « marquisiennes » : « tout droit, c’est facile » peut vouloir dire qu’il y a plusieurs bifurcations, des passages à gué et qu’il vaut mieux prendre un coupe-coupe pour faire le chemin. Mais notre persévérance s’est toujours avérée victorieuse, nous finissons par dénicher les sites, envahis de végétation, d’arbres énormes qui ont repris leur droit sur les anciennes habitations ( faré). Tout cela accentue le sentiment de mystère et de sacré que l’on ressent partout ici : le sommet des montagnes est envahi de brume où l’on s’attend à apercevoir une silhouette guerrière. Les tikis se laissent trouver ainsi que les pétroglyphes, nous sommes souvent les seuls à avoir tenter l’aventure. Nous sommes souvent récompensés par la présence d’arbres fruitiers très productifs qui ne profitent à personne : nous faisons les pleins.
Marcher autant nous fait du bien après un mois de quasi immobilité derrière la barre.

Nous faisons également beaucoup de rencontre au mouillage.