Arrivée au port du marin dans la nuit du 9 Décembre :
Envie très forte de prendre un petit punch mais tout est fermé, cela attendra demain. Après une bonne nuit, il faut nettoyer rapidement le bateau puis aller chercher Véro et Béné à l’aéroport. Arrivés à temps malgré le taxi collectif qui a oublié de s’arrêter. Pour le retour au bateau, on loue une voiture : c’est plus sûr.
Premier jour de tourisme vers l’est de l’île par les petites routes particulièrement sinueuses traversant des plantations de cannes à sucre et bananeraies. Déjeuner à la cantine locale au Vauclin, puis la visite continue par les petites routes mais pas assez rapidement pour rendre la voiture avant la fermeture. Le lendemain, on va à Saint Anne en repérage d’un futur mouillage puis direction Sainte-Luce, la pointe du diamant, déjeuner à la petite Anse d’Arlet (merci JULIE pour le vieux rhum et la bonne humeur).
Départ pour le mouillage de Saint Anne où l’ami Jeff nous quitte pour retrouver sa Graziella. Nous croisons avec enchantement le père noël en débardeur dans les rues de Saint Anne. Petit coup de Windsurf pour la forme le long de la plage du club med. On part mouiller devant la grande Anse d’Arlet sous 30 nœuds de vent et une mer formée (quelle entrée en matière pour la première nav de béné en Martinique !!).
Petit mouillage fort mignon au coté d’un trois mats, on y déguste accras, poissons grillés et fritures de Balaou, ainsi que l’immanquable petit punch. Les parents de Benoit nous rejoignent à bord pour une dizaine de jours. Ballade en voiture avec visite de la distillerie Saint James et chargement en prévision des prochaines navigations (on manque la fête du rhum d’une journée avec Frankie Vincent en Guest J. Première langouste ( bébé) de Benoit pêchée à la tige de fer ( inédit). Tentative de Session windsurf avec récupération sauvetage avec l’annexe ( spéciale dédicace à Jul). Départ de Jean do et Véro pour le froid parisien après obtention pour monsieur du premier niveau de plongée.
Mouillage de Saint Pierre ;
Au pied du mont Pelé qui se montre a nous sans son chapeau de nuages. Visites des vestiges de l’éruption de 1902 qui a dévasté la ville par ses nuées ardentes ne faisant qu’un seul survivant : un prisonnier enfermé pour état d’ébriété qui ne dû son salut qu’à l’épaisseur des murs de sa cellule. Tentative d’achat de poisson par el Padre aux pêcheurs cagoulés ( risque de blessures ou pêche illicite ?). Il ne revient avec les appâts. Dégustation de glace sur le fort, plains de grandes bâtisses abandonnées d’époques coloniales envahies par la nature qui a repris ses droits. Cure de thon en tranche acheté sur le bord des routes. Départ pour Case Pilote à qui l’on préfère Schoelcher et son mouillage face à l’école de voile pas trop loin de la côte car le moteur hors bord commence à avoir des ratés. Marché nocturne bio et danses traditionnelles. Le papa Noël voyant béné de dos lui donne un cadeau, sous-estimant quelque peu son âge.
Fort de France, au pied du fort Saint Louis :
Nous fêtons Noël avec langoustes, foie gras et bons vins de chez nous. Le père Noël a quand même trouvé la cheminée : les cadeaux sont locaux : vanille, cacao, madras.. Bizarre de fêter Noêl sous 30 degrés et les palmiers. Seuls les chants de noêl à la radio nous le rappelle. On regrette presque le froid et la neige pour cette soirée ( non, on déconne J)..
Le 26 décembre, départ des parents de Benoit. Seuls tous les deux, l’aventure commence..
Les jours suivants sont voués aux réparations : révisions du moteur hors bord où l’on apprend le B.A-BA du fonctionnement et de l’entretien…
Visite à Leroy Merlin ( ce n’est pas dans les guides tourstiques), nettoyage et ponçage de la rouille, peinture, soudure, recherche de chandelier, grand ravitaillement en vue de la traversée, galettes des rois, galettes des rois et galettes des rois ( super promo chez MATCH 2.99 euros). Nous nous familliariserons avec les horaires d’ouverture de la martinique : 9-11h30 et 15h à 16h30 ( mais venez pas trop tard) et à l’amabilité des commerçants. C’est un peu lassés de ses atitudes que nous choisirons de préférer la visite du nord du venezuela à celle des Antilles, très chères de sûrcroit. Nous nous accordons pour Bonaire des Antilles néerlandaises qui nous paraît une bonne étape avant panama.
Avant le départ, petite session planche à voile aux trois ilets où nous faisons également les pleins d’eau et de gasoil. L’eau est claire, petites plongées masque et tuba.. Nous y passons le nouvel an.
Douloureuse surprise de constater que après avoir rempli la nourrice du moteur hors-bord, il ne démarre plus. A priori erreur de remplissage : gazole bidon noir, essence bidon rouge.. Une journée supplémentaire de réparation, purge du circuit… On commence à devenir superstitieux..
Retour à Fort de France la veille du départ, c’est à minuit que le bateau de la SnCM vient prendre sa bouée à 75 cm du balcon avant sans s’émouvoir.. Il faut remouiller en pleine nuit dans un mouillage bondé.
Départ donc le 4/01 pour Bonaire ( merci à l’américain qui nous a gentiment donné ses cartes jusqu'à Panama). Perte déplorable d’un hameçon ( « dédé » le pouple en plastique rose à paillette)par un poisson certainement beaucoup trop gros pour notre bateau.. Peu de vent et ballottés par la houle ( croisée N et NE) la première nuit s’organise : benoît 20h-0h, béné 0h-4h, benoît 4h-8h puis béné jusqu’à dix heures pour un petit déjeuner en commun… Pas une minute sans surveillance, pas mal de cargos croisés de près. A 14h le lendemain, bruit inhabituel sur le pont au moment du tangonnage, c’est un bas hauban détaché qui racle après rupture de la pièce d’ancrage au pont.. Après la frayeur, quelques gros mots et une réparation sommaire mais efficace, c’est le retour à Fort de France qui est choisi avec 40 joyeuses heures de moteur, vent et mer dans le nez, bref un vrai moment de bonheur..
Arrivée à FDF à 3h du matin le 7 janvier, complètement HS..
Heureux hasard, nous retrouvons la même pièce chez SEA PLAISANCE au fond d’un tiroir.. Ils ont l’air étonné que cette pièce ait cassé cela n’arrive à priori jamais… Le départ est retardé faute de vent, à priori jusqu’ 12… On décide de profiter un peu pour se détendre et essayer de contrer un peu ce mauvais sort qui s’acharne ces derniers jours ( et les gros mots qui vont avec). Galettes des rois en super promo chez MATCH (2.54 euros) , on se repose : guitare, peinture, France Inter et tentative de blog Internet, mais l’envie de ne rien faire est assez tenace..
lundi 10 décembre 2007
mercredi 14 novembre 2007
la transatlantique
14 novembre
départ pour la Martinique en profitant des alizés qui sont plutôt fainéants ces jours-ci. Dauphins encore et encore, presque quotidiennement, parfois surgissant dans des éclats phosphorescents nocturnes. Baleines en troupeaux, nageant autour du bateau (pas trop prêt, la coque s’en souvient). Raie Manta se dorant au soleil ainsi que tortue et tout cela lors d’une réunion au sommet le même jour au même endroit. La pêche est moins riche que sur la première partie malgré une belle coryphène pêchée et la cueillette de poissons volants le matin sur le pont pour les fritures (oui il est vrai que c’est une pêche peu glorieuse).
Les journées sont bien remplies entre les quarts de veille, les manœuvres de tangonnage, de réglages de voiles, de cap en fonction des Alizés, de la fabrication du pain, de la pêche, de la préparation des repas en fonction des aliments les plus urgents à utiliser. Enfin, il reste une bonne place pour la lecture, la musique, la sieste et la douche ( quasi quotidienne à l’eau de mer)…
départ pour la Martinique en profitant des alizés qui sont plutôt fainéants ces jours-ci. Dauphins encore et encore, presque quotidiennement, parfois surgissant dans des éclats phosphorescents nocturnes. Baleines en troupeaux, nageant autour du bateau (pas trop prêt, la coque s’en souvient). Raie Manta se dorant au soleil ainsi que tortue et tout cela lors d’une réunion au sommet le même jour au même endroit. La pêche est moins riche que sur la première partie malgré une belle coryphène pêchée et la cueillette de poissons volants le matin sur le pont pour les fritures (oui il est vrai que c’est une pêche peu glorieuse).
Les journées sont bien remplies entre les quarts de veille, les manœuvres de tangonnage, de réglages de voiles, de cap en fonction des Alizés, de la fabrication du pain, de la pêche, de la préparation des repas en fonction des aliments les plus urgents à utiliser. Enfin, il reste une bonne place pour la lecture, la musique, la sieste et la douche ( quasi quotidienne à l’eau de mer)…
dimanche 4 novembre 2007
Les iles canaries
Lanzarote
Après trois jours de traversée, le 29 octobre,
Le guide datant de vingt ans, indique un petit mouillage au sud ouest avec village de pêcheur : c’est aujourd’hui un immense complexe touristique. Après une brève escale, direction Fuerte Ventura.
Fuerte Ventura, Puerto Rosario :
Le ponton présente une latte sur deux de cassée, les bornes électriques sont renversées avec les câbles frôlant l’eau.. Assez authentique et sympathique… La ville est traversée par une énorme avenue ( au moins les champs Elysées en longueur), finissant sur le désert avec un palmier.
Baignade dans les eaux turquoises du sud avec paysage de dunes (très proche de l’Afrique d’où arrivent des milliers de sacs plastiques flottant dans l’eau).
Port de Morro Jable :
Accueilli par un con…
Le lendemain, deux novembre, départ pour l’île de La Gomera.
Quelques menus travaux occupent la traversée, la pêche étant peu fructueuse.
La Gomera, le 4 novembre :
Marina très bien équipée au pied d’un rocher.
Nettoyage, bricolage, bref il faut s’occuper et ce n’est pas ça qui manque..
Ile sauvage, fleurie, c’est le paradis pour les randonnées… Très chouette…
Ténérife le 8 Novembre,
Changement d’équipage, peu d’intérêt de la ville de Santa Cruz..
Après trois jours de traversée, le 29 octobre,
Le guide datant de vingt ans, indique un petit mouillage au sud ouest avec village de pêcheur : c’est aujourd’hui un immense complexe touristique. Après une brève escale, direction Fuerte Ventura.
Fuerte Ventura, Puerto Rosario :
Le ponton présente une latte sur deux de cassée, les bornes électriques sont renversées avec les câbles frôlant l’eau.. Assez authentique et sympathique… La ville est traversée par une énorme avenue ( au moins les champs Elysées en longueur), finissant sur le désert avec un palmier.
Baignade dans les eaux turquoises du sud avec paysage de dunes (très proche de l’Afrique d’où arrivent des milliers de sacs plastiques flottant dans l’eau).
Port de Morro Jable :
Accueilli par un con…
Le lendemain, deux novembre, départ pour l’île de La Gomera.
Quelques menus travaux occupent la traversée, la pêche étant peu fructueuse.
La Gomera, le 4 novembre :
Marina très bien équipée au pied d’un rocher.
Nettoyage, bricolage, bref il faut s’occuper et ce n’est pas ça qui manque..
Ile sauvage, fleurie, c’est le paradis pour les randonnées… Très chouette…
Ténérife le 8 Novembre,
Changement d’équipage, peu d’intérêt de la ville de Santa Cruz..
lundi 22 octobre 2007

Arrivée à porto Santo
le 22 octobre, malgré nos recherches, il n’y a pas de bars pour voir la finale de la coupe du monde de rugby, ici le foot est roi… Mais quand même une bonne bière fraîche et bacalao façon locale succulente.
Centre ville ultra moderne peu intéressant…
Après une journée de rangement et baignade, on lève l’ancre pour Madère (la clé du guindeau ayant cassé, c’est la marteau qui la remplace : moins classe mais plus efficace).
Madère, port de Funchal :
le 22 octobre, malgré nos recherches, il n’y a pas de bars pour voir la finale de la coupe du monde de rugby, ici le foot est roi… Mais quand même une bonne bière fraîche et bacalao façon locale succulente.
Centre ville ultra moderne peu intéressant…
Après une journée de rangement et baignade, on lève l’ancre pour Madère (la clé du guindeau ayant cassé, c’est la marteau qui la remplace : moins classe mais plus efficace).
Madère, port de Funchal :
Petit port de pêcheur et à peine dix places visiteurs pour cette escale importante des transatlantiques. Après deux jours de réparations, même pas le temps de prendre une douche, on entreprend la visite de Funchal et ses dégustations de Madère.Funchal est une petite ville très sympathique avec son mur du port mythique et toutes ses peintures des voiliers de passage. On fait réparer la pièce de la barre à roue par un soudeur qui nous la rapporte comme neuve. On remonte la pièce sur laquelle repose la chaîne de transmission ; le compas est fixé dessus. Et M… On a oublié d’isoler les fils d’éclairage du compas après soudure, il faut tout re-démonter…( loi de l’emmerdement maximum identique à toute réparation sur un bateau).
Visite du jardin botanique, belle collection de cactus mais tristes conditions de vie des oiseaux, il faut qu’on en parle à BB.
Départ pour les îles sauvages et désertes, mais finalement la vue de loin nous suffit, on ne fera pas d’escale sur ces gros blocs de pierres nues.
Et pourtant on avait toutes les autorisations officielles pour..
dimanche 7 octobre 2007
GRAND DEPART

Après les derniers au revoir du quai et le passage des bons amis, c’est parti…
Les derniers préparatifs se clôturent le jour même, mais tout est à-peu-près prêt.
Après un an de préparation, d’entretien, de réparations et de réarmement du bateau, le compteur des miles est à présent enclenché et résonne régulièrement.
Premier contact avec les aléas du matériel : une heure pour régler le pilote automatique, il n’y a pourtant que trois boutons. Le deuxième jour, à la première prise de ris, la barre à roue reste dans les mains (rupture de l’axe). Réparation à L’aber wrach, après avoir emprunté une perceuse à l’UCPA car le port n’a pas d’électricité depuis cet été. Une douche, une bière, un fichier grib météo et c’est reparti pour Madère.
Traversée au portant en douze jours en T-shirt ….

….avec pêche quasi quotidienne, salutations de dauphins, baleines (rorquals communs) et tortues..
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