Le 5 mars, c’est le départ, petit détour à Isla Lobos pour essayer de voir les frégates de près mais c’est finalement un requin des Galapagos que nous aurons le loisir d’observer à la surface. Nous essayons ensuite d’atteindre l’île d’Isabella mais le manque de vent nous pousse à renoncer ( encore !) pour garder le stock de carburant entièrement disponible pour la traversée.
Le pilote automatique se met à barrer n’importe comment. Heureusement nous sortons le deuxième qui prend le relais en nous félicitant de notre chance d’en avoir un second. Le capitaine prend plaisir à démonter et noyer le pilote de WD 40 qui après un essai ne marche plus du tout. 48h plus tard, c’est le second pilote qui se met à barrer bizarrement au point de devoir lui reprendre la barre. Nous commençons à nous relayer toutes les 3 heures à la barre ; nous sommes partis depuis 4 jours mais choisissons de continuer car peu de réparations sont possibles aux Galapagos. Nous espérons pouvoir réparer nos pilotes mais sans succès…
Nous barrons pendant 22 jours en quart de 3 heures, impossible de fixer la barre, trop molle à cause du safran compensé. Impossible de lire, d’écrire, de jouer de nos instruments : le quart de celui qui ne barre pas est dédié au sommeil. Une belle épreuve qui s’est passée sans heurts ni disputes mais plutôt avec de belles discussions dans le cockpit sous les étoiles, agrémentées de quelques fous rire..
Etre à la barre nous permet d’observer un peu ce qui nous entoure : les petites hirondelles de mer qui sont présentes même à 2000 miles des côtes, les deux bonites qui viennent narguer le capitaine ciguaterique en restant plusieurs jours sous notre coque…
Une nuit, nous sommes accompagnés de baleines pilotes qui chantent et l’acier du bateau faisant caisse de résonnance, nous avons à l’intérieur un concert d’un autre monde. Nous nous méfions tout de même de celles-ci qui parfois attaquent les bateaux, ayant provoqué quelques naufrages.
De même pour l’orque qui a surgit en pleine après midi sur le côté à notre perpendiculaire et qui nous regarde un instant la tête hors de l’eau puis reprend sa route en longeant la coque à 1m50 .
mercredi 5 mars 2008
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